Andy Murray critique les nouvelles règles anti-dopage
Actualités / Tennis - le 10 février 2009 à 15h20
Mis en place le 1er janvier par l'ATP, le système de contrôles de l'Agence mondiale antidopage ne fait pas que des émules. Le numéro 4 mondial, Andy Murray, a condamné le caractère "draconien" de ces nouvelles règles.
Trois contrôles en deux semaines. C’est trop pour le Britannique. Dans un entretien accordé au Times vendredi, le 4e joueur mondial s’est, à nouveau, "lâché" sur le système de contrôles mis en place par l'ATP qui a adopté le code de l'Agence mondiale antidopage. "Ces nouvelles règles sont si draconiennes qu'elles rendent presque impossible une vie normale", s’est emporté Andy Murray. Éliminé au 1er jour du tournoi de Rotterdam, en double, cette semaine, l'Écossais a dû patienter une heure et demie après son match pour fournir un échantillon d'urine. Ce qui ne lui a, semble-t-il, pas du tout plu. "Il y a tellement d'aspects qui pourraient être améliorés. Nous sommes des êtres humains".
Un nouvel épisode pour Murray après son retour mouvementé de Melbourne. "J'ai eu une visite (d'un contrôleur) chez moi à 7 heures du matin, juste après mon retour d'Australie, se souvient-il. Je me suis réveillé sans savoir vraiment où j'étais, ressentant fortement les effets du décalage horaire. Cela m'a semblé ridicule, puisque j'avais été contrôlé quatre jours plus tôt, tout de suite après ma défaite à l'Open d'Australie. Le responsable m'a demandé de produire une pièce d'identité pour prouver qui j'étais. Il a insisté pour me regarder fournir un échantillon (d'urine), avec littéralement mon pantalon aux chevilles".
Ce n’est pas la première fois qu’Andy Murray fustige ce nouveau code. Ce qui commence à en agacer certains. En premier lieu, Stuart Miller, le directeur du secteur scientifique à la fédération internationale. "Tout ce qu’ils (les joueurs, ndlr) ont à faire, c’est de nous envoyer des SMS et de mettre à jour leur emploi du temps. Dans le cas d’Andy Murray, il a dit que 7 heures était une heure appropriée quand le testeur l’a appelé. Il ne peut pas y avoir de tests hors compétitions efficaces sans une localisation parfaite des joueurs, c’est la pierre angulaire pour un contrôle efficace". Contrairement au Britannique, Roger Federer semble plutôt en accord avec ce nouveau système. Seul moyen, selon lui, d’attraper les tricheurs. "On ne va pas les attraper en téléphonant et en leur disant : "Écoutez, je voudrai faire un test, peut-être que je viendrai dans deux jours…" a déckaré ironiquement le Suisse.


